Mozilla annonce la tenue d’un festival d’une semaine pour guérir Internet de ses maux

Mozilla réunit des technologues, des activistes et des artistes afin de s’attaquer aux problèmes les plus graves qui touchent le Web.

Sous bien des aspects, Internet est mal en point. Les attaques de rançongiciels, les trolls et la surveillance de masse portent atteinte à la liberté et à la vie privée, en ligne et dans le monde entier.

Pour Mark Surman, directeur exécutif de Mozilla : « Internet est imbriqué dans notre quotidien à un point que nous ne pouvions imaginer. Un virus n’est plus un problème confiné à un seul terminal, c’est une menace existentielle qui peut perturber des hôpitaux, des États et des villes entières. »

Néanmoins, la nature bienveillante d’Internet est aussi en plein essor. Chaque jour, de nouvelles communautés se forment même si leurs membres sont parfois séparés par des continents entiers. Les start-ups et les artistes ont accès à une scène mondiale. Et les projets open source font passer l’innovation avant le profit.

Soucieux de guérir les maux et de renforcer les vertus, Mozilla repense son festival annuel MozFest organisé à Londres. Du 23 au 29 octobre, la huitième édition de ce festival réunira quelque 2 000 mordus de technologie, hackers et activistes venus du monde entier au Ravensbourne College, dans la capitale britannique.

Cette année, le festival compte plusieurs événements majeurs inédits :

  • La Glass Room: une manifestation jumelle également accueillie par Mozilla et Tactical Tech. Une boutique éphémère ressemblant à s’y méprendre à un épisode de la série « Black Mirror ». Dans la Glass Room de Mozilla, la surveillance internet devient un art. Cette fausse boutique technologique ouvre ses portes pendant deux semaines dans le centre de Londres. La Glass Room ne vend pas de produits, mais présente des œuvres d’art interactives et un commentaire sur la vie en ligne. 69-71 Charing Cross Road, Londres WC2. Ouverture du 25 octobre au 12 novembre, de 12 h à 20 h. Découvrez la Glass Room récemment ouverte à New York
  • Un festival d’une semaine. Pour guérir Internet, trois jours ne suffisent pas. Alors pour la première fois cette année, le MozFest se déroule sur une semaine. À partir du lundi 23 octobre, nous organisons des ateliers, des discussions et des projections de films à la Royal Society of Arts de Londres. Au programme, MisinfoCon London, un évènement qui explore les solutions pour lutter contre la désinformation en ligne, Detox & Defend for Women, un atelier sur la confidentialité en ligne, et bien d’autres animations. La semaine se termine avec le traditionnel week-end du MozFest au Ravensbourne College, du 27 au 29 octobre.
  • 19 intervenants de renom, comme Audrey Tang (ministre du Numérique de Taïwan), Gisela Perez de Acha (journaliste et avocate, Derechos Digitales) et Alan Knott-Craig (fondateur du projet Isizwe), s’exprimeront sur le piratage, les réseaux de bots, les droits numériques et la désinformation. Découvrez les 19 intervenants
  • 320 sessions pratiques, menées par des experts internationaux, sont prévues le samedi et le dimanche autour de six grands thèmes : Vie privée et sécurité, Inclusion numérique, Décentralisation, Éducation à Internet, Ouverture et Espace jeunesse. Voici un aperçu de quelques sessions :

Privacy in Virtual Reality analyse comment nos données les plus intimes peuvent être exploitées contre nous en ligne.

Decolonizing the Net montre comment des communautés de toute la diaspora noire dans le monde manient Internet pour contrer les discours fallacieux et susciter le changement dans la vie réelle.

Make a 3D Body Scanner apprend comment construire un équipement apparemment complexe à l’aide d’un Raspberry Pi.

CryptoZombie propose une introduction interactive aux fondamentaux du chiffrement.

Fighting Fake News in the Library explore les méthodes adoptées par des documentalistes pour lutter contre la désinformation en ligne.

Pour en savoir plus sur MozFest, rendez-vous sur https://mozillafestival.org/. Nous espérons vous voir à Londres en octobre : la santé d’Internet en dépend.